JR Prevent lutte contre les incendies réels avec des outils virtuels

Utilisez la réalité virtuelle pour apprendre à affronter les aléas de la manière la plus “réaliste” possible, mais sans grandes salles ni véritables exercices. C’est le crédo de l’entreprise iséroise JR Prevent basée à Voiron. Une jeune entreprise qui a vu le jour en 2020 mais qui compte déjà une centaine de clients et cinq salariés. Rencontre avec son patron et fondateur Jérôme Robert.

Jérôme Robert, JR Prévenir la protection incendie en entreprise de manière originale, pouvez-vous nous l’expliquer ?

Absolument. En effet, nous sommes une entreprise spécialisée dans la prévention des risques professionnels ou de sécurité. Et à ce titre, nous avons un service formation pour les formations obligatoires. Et dans le cadre de nos formations obligatoires, nous proposons une formation incendie en réalité virtuelle.

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Comment ça va ? Les personnages sont-ils un peu comme dans un jeu vidéo ?

Exactement. C’est une société lyonnaise, Windev, qui a développé l’application. Ce sont des scénarios adoptés par les fabricants de jeux vidéo et on peut vraiment mettre les gens dans une vraie simulation en raison de leur travail, que ce soit des entrepôts, des magasins, des hôpitaux ou des maisons de repos. Vous allez recréer une action de lutte contre l’incendie grâce à des extincteurs physiques connectés dans le cadre d’une simulation à travers un casque de réalité virtuelle. Et aussi parfois ça permet de voir réellement la réaction de la personne, l’augmentation du stress, la perte de capacité, puisque ça permet vraiment de mettre la personne dans une situation stressante. La personne est vraiment dans la situation.

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Jérôme Robert, patron et fondateur de JR Prevent
Jérôme Robert, patron et fondateur de JR Prevent ©Radio France
Véronique Pueyo

Quel est l’intérêt de faire ça et de ne pas le faire grandeur nature ?

Vous avez un bilan carbone neutre quand vous savez qu’un extincteur CO2 pèse deux kilos ! Donc si vous laissez une quinzaine de stagiaires marcher sur un extincteur à CO2, ça fait quinze fois deux, ça fait 30 kilos de CO2 émis dans l’atmosphère. Alors que nous serons en fait nuls. Et c’est un vrai gain de temps, car en réalité la partie théorique dure entre une et deux heures et ensuite les stagiaires peuvent venir à l’atelier tout au long de la journée. Cela permet aussi d’entrer en contact avec la prévention des risques et le caractère réglementaire, qui je le rappelle est obligatoire et qui est toujours aussi important pour le souligner. En Isère nous sommes actuellement les seuls à proposer cette solution. Nous disposons d’une flotte de véhicules entièrement électriques. Donc pour nous l’idée est que lorsque nous voyageons nous avons une empreinte carbone négative et donc c’était forcément un engagement pour nous d’aller dans cette direction en proposant des services de ce type. C’est pourquoi nous proposons cette solution.

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